Blog

Micro, EI, EURL, SASU : ce qui fait basculer d'un statut à l'autre

22 octobre 2026 · 4 min de lecture

83 600 € de chiffre d'affaires, le régime social, la protection de ton patrimoine : ce qui déclenche vraiment un changement de statut, expliqué sans te dire lequel choisir.

un consultant, dossier sous le bras, se tient dans un couloir face à quatre portes de taille croissante, marquées d'un ordinateur portable, d'une lampe de bureau, d'un petit immeuble et d'une grande tour. La plus petite porte, derrière lui, est entrouvert

Le point de départ, presque toujours la micro-entreprise

Micro-entreprise, ex-auto-entrepreneur : c'est le statut par lequel commence la quasi-totalité des indépendants. Aucune comptabilité à tenir, des cotisations sociales calculées en pourcentage direct du chiffre d'affaires encaissé, une déclaration en ligne chaque mois ou trimestre. Simple à ouvrir, simple à comprendre.

Ce n'est pas un statut au rabais. Pour une activité de conseil ou de prestation qui démarre, ou qui reste modeste, c'est souvent le bon choix. Le sujet, c'est de savoir ce qui doit te faire en sortir, et vers quoi.

Le seuil de 83 600 €, le déclencheur le plus connu

Pour les prestations de services et les professions libérales (régime BNC), le plafond de chiffre d'affaires en micro-entreprise est fixé à 83 600 € par an pour la période 2026-2028. Ce barème est révisé tous les trois ans : il était à 77 700 € sur 2023-2025.

Dépasser ce seuil deux années civiles de suite fait basculer automatiquement vers un régime réel d'imposition, avec une vraie comptabilité à tenir. Un seul dépassement ponctuel ne suffit pas à basculer, mais il vaut mieux anticiper que découvrir le changement à la déclaration.

Attention à ne pas confondre ce seuil avec celui de la TVA, qui joue en deux temps pour les services. Entre 37 500 € et 41 250 € de chiffre d'affaires dans l'année, tu restes en franchise jusqu'au 31 décembre et tu factures la TVA à partir du 1er janvier suivant ; au-delà de 41 250 €, la TVA est due dès le jour du dépassement. Tu peux donc très bien devoir facturer la TVA bien avant de sortir de la micro-entreprise.

EI au régime réel : la sortie la plus simple

Passer en entreprise individuelle au régime réel, sans changer de statut juridique, est la transition la plus légère. Tu restes seul, sans société à créer, mais tu déduis tes charges réelles au lieu d'un abattement forfaitaire, et tu tiens une comptabilité, même simplifiée.

Depuis la réforme de 2022, ton patrimoine personnel est déjà protégé par défaut en entreprise individuelle : les créanciers professionnels ne peuvent plus se servir sur ta résidence principale ni sur tes biens personnels, sauf renonciation explicite de ta part. Ce n'est donc plus, à lui seul, un argument pour créer une société.

EURL ou SASU : quand tu crées une société

Créer une société, EURL ou SASU, change deux choses : le régime social du dirigeant, et le régime fiscal par défaut. En EURL, le gérant associé unique relève du régime des travailleurs non-salariés (TNS), avec des cotisations moins élevées mais une couverture sociale plus limitée. En SASU, le président est assimilé salarié : cotisations plus lourdes, meilleure couverture, sauf l'assurance chômage, qui reste à ta charge dans les deux cas.

Les deux sont soumises à l'impôt sur les sociétés par défaut, avec une option possible pour l'impôt sur le revenu sous conditions en EURL. Les raisons de franchir ce cap sont rarement le seuil de chiffre d'affaires seul : associer un partenaire plus tard, lever des fonds, ou l'image commerciale auprès d'un grand compte qui préfère traiter avec une société qu'avec un indépendant en nom propre.

Ce que je ne peux pas trancher à ta place

Le bon statut dépend de ta situation : ta couverture sociale actuelle, la présence ou non d'un conjoint collaborateur, tes autres revenus, ton projet de développement à deux ou trois ans. Ce sont des questions individuelles, et cet article ne remplace pas un rendez-vous avec un expert-comptable ou un avocat, qui regardera ta situation précise plutôt qu'un cas général.

Ce qu'easyindep gère, en revanche, ne dépend pas de ton statut : tes contacts, tes missions en régie ou au forfait, ton CRA, tes factures Factur-X. Que tu factures en micro-entreprise ou depuis une SASU, l'outil ne change pas.

La beta est ouverte, gratuite pendant toute la phase de test. Une question sur ta situation précise : écris-moi à hello@easyindep.fr, je te dirai si c'est à moi de répondre ou si ça revient à ton comptable.

← Retour au blog · Découvrir easyindep

Rejoindre la beta

La beta est gratuite. Je valide les accès à la main : tu recevras un mail dès que ton espace est ouvert.

Avec quel compte te connecteras-tu à easyindep ?

C'est aussi depuis ce compte que partiront tes factures.

Tes informations servent uniquement à gérer ton accès à la beta. Confidentialité