Personne ne prospecte à ta place
Dans une ESN ou un cabinet, il y a un commercial, parfois toute une équipe, dont le seul métier est de remplir le pipeline. Toi, tu es ton commercial, ton livreur, et ton service facturation en même temps. La prospection passe après la mission en cours, souvent le soir ou entre deux réunions.
Résultat classique : tu réponds bien quand on te sollicite, et tu relances mal, ou pas du tout, quand c'est à toi de le faire. Ce n'est pas un problème de compétence commerciale. C'est un problème de suivi.
Quatre étapes, pas quinze
Un CRM d'entreprise a des dizaines de statuts, des scores de qualification, des workflows. Pour un indépendant seul, quatre étapes suffisent : contact identifié, échange fait, proposition envoyée, mission signée. Tout prospect est dans l'une des quatre, jamais entre les deux.
Le seul piège, c'est de laisser un contact stagner sans date de relance. Un prospect "en discussion" depuis six semaines n'est plus un prospect, c'est une ligne morte dans ton tableur.
Trois informations, rien de plus
Pour chaque ligne, trois choses suffisent : la date du dernier échange, la date de la prochaine relance, et le montant potentiel de la mission si elle se signe. Pas de champ "score", pas de tags, pas de pipeline en cascade. Plus tu ajoutes de colonnes, moins tu le remplis.
Le montant sert à une seule chose : savoir sur quoi concentrer ton temps de prospection quand tu en as vingt minutes entre deux tâches. Une proposition à 15 000 € qui traîne mérite une relance avant une piste à 2 000 € qui vient d'arriver.
La relance, le vrai nerf de la guerre
La plupart des missions perdues ne le sont pas sur la proposition. Elles le sont sur le silence qui suit. Le client a d'autres priorités, ta proposition descend dans sa boîte mail, et sans relance, elle y reste.
Une règle simple tient dans la durée : relancer à J+3 après un envoi de proposition, puis à J+10 si pas de réponse, puis lâcher l'affaire à J+30 sauf signal contraire. Trois relances, pas dix. Au-delà, tu insistes plus que tu ne convaincs.
L'outil ne doit pas être le sujet
Un tableur suffit pour commencer. Le vrai enjeu n'est pas l'outil, c'est l'habitude : dix minutes chaque lundi matin pour parcourir la liste et fixer les relances de la semaine. Ce rituel fait plus pour ton chiffre d'affaires qu'un CRM sophistiqué que tu ouvres une fois par trimestre.
Ce qui manque le plus souvent, c'est le lien entre le prospect qui signe et la mission qui démarre : recopier à la main un contact dans un nouvel outil de facturation, c'est le genre de ressaisie qu'easyindep évite. Un contact devient une mission, la mission nourrit ton CRA, sans ressaisie à chaque étape.
La beta est ouverte, gratuite pendant toute la phase de test. Si ta méthode de suivi commercial est différente, dis-le-moi à hello@easyindep.fr.